QUÉBEC, le 23 oct. 2013 /CNW Telbec/ - Alors que les consultations sur le livre blanc de l'assurance autonomie débutent aujourd'hui, la porte-parole de l'opposition officielle pour les Aînés, madame Marguerite Blais, a de nouveau demandé au ministre de la Santé et des Services sociaux, monsieur Réjean Hébert, combien coûtera la taxe qu'il a l'intention d'instaurer pour financer son projet.
« Le 23 avril dernier, le ministre disait que son projet "allait se faire à coût nul, pas besoin d'une contribution supplémentaire des contribuables", mais il a finalement avoué, lors d'une émission à grande écoute, qu'il y aurait bel et bien une nouvelle taxe, une taxe autonomie. Le ministre doit faire preuve de transparence et dire aux Québécois, aux aînés et aux personnes vulnérables combien celle-ci leur coûtera », a affirmé madame Blais.
Rappelons que l'opposition officielle a maintes fois fait part de ses inquiétudes concernant l'ajout d'une structure bureaucratique et d'une nouvelle taxe pour financer le projet d'assurance autonomie du ministre Hébert. Pourtant, le Parti québécois poursuit dans cette voie, et ce, même s'il n'est toujours pas en mesure de déposer un cadre financier pouvant appuyer ses propositions. Le ministre Hébert répète que nous devrions épargner avec son assurance autonomie à compter de 2050, mais il est incapable d'expliquer comment elle sera financée au-delà de 2017.
« Nous sommes en faveur de la poursuite du virage vers les soins à domicile que nous avions déjà bien enclenché lorsque nous formions le gouvernement. Cependant, nous estimons que nous n'avons ni besoin d'un projet de loi, d'une caisse ou de l'ajout d'une structure pour augmenter le soutien à domicile et surtout pas d'une nouvelle taxe autonomie », a déclaré madame Blais.
Par ailleurs, la porte-parole de l'opposition officielle s'est dite estomaquée de constater que le ministre a trouvé 1 M$ à dépenser sur la promotion d'un livre blanc alors qu'il a coupé 2,4 M$ à l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal entrainant l'abolition de 30 postes d'infirmières et 3 M$ au Centre de santé et de services sociaux de Bordeaux-Cartierville-Saint-Laurent où on retrouve dorénavant qu'une seule infirmière pour 196 patients la nuit.