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Représentante de Québec solidaire détenue 60 heures au G20 - Emilie Guimond-Bélanger dénonce l'injustice qu'elle a subie aux mains de la police de Toronto
MONTRÉAL, le 30 juin 2010 /CNW Telbec/ - «Ce que je viens de vivre à
Toronto, m'a donné un grand sentiment d'injustice, d'insécurité et
d'humiliation» résume Emilie Guimond- Bélanger, représentante de Québec
solidaire aux manifestations contre le G20 à Toronto, lors d'une conférence de
presse en présence des porte-parole de Québec solidaire, Françoise David et
Amir Khadir.
    Arrêtée de façon arbitraire dans un dortoir aménagé à l'Université de
Toronto, le matin du dimanche 27 juin, Mme Guimond-Bélanger a été libérée le
mardi 29 juin en début de soirée après environ 60 heures d'incarcération. Elle
est âgée de 21 ans, étudie en travail social à l'Université Laval et est
membre élue du comité de coordination national de Québec solidaire.
    «Je n'ai rien fait de répréhensible, je ne planifiais rien de
répréhensible, et j'ai été emprisonnée 60 heures sans raison, s'indigne Mme
Guimond-Bélanger. Les policiers nous ont gardé dans l'ignorance totale de ce
qui allait nous arriver et ont ri de nous à plusieurs reprises. Je n'ai eu
accès à un avocat que 36 heures après mon arrestation, juste avant de passer
une première fois en cour»
    La Solidaire décrit des conditions de détention inacceptables : attente
de six heures avant d'avoir accès aux toilettes après l'arrestation, menottes
pour de longue période même en cellule, absence de lit et de couverture,
obligation de dormir sur du béton froid, lumières allumées en permanence et
difficulté d'obtenir de la nourriture malgré son problème d'hypoglycémie. Elle
explique avoir été fouillée à nu à deux reprises, dont l'une dans une salle
avec la porte ouverte dans un secteur où des hommes circulaient.
    Pour Bill Clennett, membre du comité de coordination national et lui
aussi présent à Toronto afin de manifester son opposition aux politiques du
G20, les services de police, par leurs provocations et leurs arrestations
massives ont rempli inutilement les prisons et brimé le droit de manifester.
«Tout l'exercice s'est soldé par un déni des droits démocratiques des
personnes présentes», explique-t-il.

    Ciblage de québécois-e-s

    M. Clennet dénonce également le ciblage subi par plusieurs citoyennes et
citoyens québécois francophones de la part des autorités de Toronto. Il a
lui-même été intercepté dans sa voiture alors qu'il se rendait au tribunal
pour s'informer de la situation de Mme Guimond-Bélanger. Les policiers ont
alors invoqué de soit-disant pouvoirs spéciaux pour fouiller son véhicule et
forcer les occupants à s'identifier. Ils lui ont ensuite ordonné de retourner
au Québec. M. Clennet rapporte également avoir entendu une juge répondre aux
demandes d'assouplissement dans les conditions de libération que «les gens du
Québec sont venus dans les rue de Toronto pour faire de la casse, pour faire
du grabuge.»
    

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